Bientôt l’automne…

Cette semaine, nous passons en automne. Et oui, l’été est derrière nous, intéressons-nous à ce que cette nouvelle saison nous réserve, par exemple les potirons.

Pour changer des soupes, des purées et autres gratins, je vous propose un dessert :

Gâteau de potiron et de carottes

Pour 4 personnes – Temps de cuisson : 1 heure

Ingrédients :

  • Environ 700 g de potiron.
  • 2 carottes.
  • 300 g de sucre.
  • 350 g de farine.
  • 100 g de raisins secs.
  • 100 g de cerneaux de noix.
  • 350 ml d’Huile.
  • 2 cuillères à café de levure chimique.
  • 1 cuillère à café de cannelle.
  • 4 œufs.
  • Zestes d’agrumes confits.

Déroulé de la recette :

  1. Préchauffez le four à thermostat 6 (180°C).
  2. Lavez et pelez le potiron, coupez-le en cubes.
  3. Plongez-le dans de l’eau bouillante salée et laissez-le cuire pendant environ 20 minutes.
  4. Égouttez-les morceaux et passez-les au moulin à légumes.
  5. Lavez, épluchez et râpez les carottes.
  6. Cassez les œufs dans un saladier, battez-les tout en incorporant le sucre et l’huile.
  7. Ajoutez la purée de potiron, les carottes, les cerneaux de noix, les raisins secs et la cannelle.
  8. Versez la farine et la levure en tamisant.
  9. Mélangez bien les ingrédients.
  10. Beurrez un moule à manqué et versez-y la préparation.
  11. Mettez le plat dans le four et laissez le gâteau cuire pendant 1 heure.
  12. Puis laissez-le refroidir un peu et démoulez-le.
  13. Décorez-le avec quelques zestes d’agrumes confits.

Si vous le préférez, vous pouvez utiliser des moules individuels comme sur la photo.

Régalez-vous !

Mais pourquoi un photographe culinaire ?

Je pense que cette clarification est nécessaire compte-tenu du fait que depuis que je communique sur le lancement de cette activité, je suis confronté à des réflexions de ce type, formulées de manière plus ou moins sympathique :

« A quoi ça sert un photographe culinaire, n’importe qui peut photographier ses plats avec son téléphone… »

Certes, et je pense que c’est le cas de la majorité des gens. Par contre, il m’incombe d’expliquer les différences qu’il peut exister. Je ne parlerai pas de talent, le talent est subjectif, il est inné, et il n’est surtout pas réservé aux professionnels. Je ne me focaliserai donc que sur la technique, sans être soporifique, en essayant d’être clair. Je ne m’attarderai pas pour l’instant sur la technique photographique de base, nous pourrons y revenir à l’occasion, mais sachez d’ores et déjà que l’application de ces techniques n’est pas possible sur les smartphones et sur la grand majorité des compacts. Je ne m’attarderai aujourd’hui que sur trois critères, le capteur, la profondeur de champ et le flash.

Si l’on se penche sur les différentes tailles de capteurs photo :

Tout d’abord, ne confondons pas taille et résolution. La taille est la dimension physique du capteur, par exemple un « full frame » fait 24mm de haut et 36mm de large, un APS-C fait (approximativement, ça varie selon les constructeurs) 15mm de haut sur 24mm de large. La résolution (13 Mp, 20 Mp…) c’est le nombre de cellules (photosites) du capteur qui se transforment en pixels à l’affichage sur écran.

Je ne vais pas revenir en détail sur les avantages des grands capteurs sinon vous allez zapper, disons que plus c’est grand, meilleure sera la qualité des photos.

Le moyen format c’est la taille des capteurs des appareils photo de très haut de gamme, Hasselblad ou Phase One par exemple, des boîtiers à plusieurs dizaines de milliers d’euros sans l’objectif. C’est utilisé par les très grands studios parisien, on en parlera pas plus que ça.

Le « Full Frame », c’est la taille des capteurs des boîtiers professionnels de Nikon (les miens), Canon ou Sony, entre autres. Les boîtiers grand public de ces marques ont des capteurs APS-C.

Les bridges ou compacts experts peuvent avoir un capteur 4/3 ou 1″, les autres, compacts ou smartphone ont des capteurs plus petits.

La profondeur de champ :

            

Photo de smartphone à gauche, de reflex 24×36 à droite. Sur celle de gauche on voit qu’elle est nette du bas en haut, ça ne donne pas du tout d’impression de perspective. Sur la photo de droite, on voit que les deux premières panna cotta sont floues, les deux suivantes sont nettes et celles d’après sont de plus en plus floues, c’est cela qui donne un effet de profondeur. La profondeur de champ c’est la zone de netteté. Plus le capteur est grand, plus elle diminue et elle varie en fonction de l’ouverture du diaphragme, ce qui est quasiment impossible à régler sur un compact ou un smartphone.

L’éclairage :

             

Ces deux photos ont été prises au même endroit, dans une pièce sombre (jour de pluie) sans éclairage autre qu’une porte-fenêtre donnant sur l’extérieur, donc au flash. Celle de gauche ayant été prise avec un smartphone, celle de gauche avec un reflex 24×36 disposant d’un système multi-flashes.

Sur la première l’éclairage est frontal, supprimant les ombres et par là même le relief et les détails du sujet. Sur la seconde, l’éclairage n’est surtout pas dans l’axe de l’objectif, mais déporté, ou indirect et réparti tout autour du sujet. Cela permet la mise en valeur des ombres qui détaillent le relief. Un diffuseur coloré rajoutant une touche de lumière chaude sur le visage :

 

Une unité de commande sans fil remplace un flash sur le boitier et permet de « télécommander » un nombre quasi infini de flashes répartis en trois groupes dont l’intensité de lumière peut être réglée indépendamment.

 

 

 

 

En conclusion, oui, tout le monde peut faire soi-même ses photos culinaires pour son restaurant, son blog, son entreprise, mais si l’on veut des photos de qualité qui marquent le public, comme celles des magazines, il est impossible de les faire avec un appareil photo compact ou un smartphone, même les meilleurs. Et je pense sincèrement qu’acheter et utiliser le matériel nécessaire peut en rebuter un grand nombre.

Voila à quoi sert un photographe culinaire.

Mon blog…

Je me suis fait accompagner de Tic et Tac, car c’est avec une petite appréhension que j’ai ajouté une page « blog » à mon site de photo culinaire. En effet, je ne suis pas un écrivain et je me suis demandé, je me demande encore en fait, si je vais réussir à l’alimenter.

Bref, disons que je vais essayer. Je vais tâcher d’écrire des articles sur la photo bien sûr, la photographie culinaire en particulier, mais également sur la gastronomie au sens large et peut-être que je vous glisserai une ou deux recettes de derrière mes fagots !

Qu’appelle-je « gastronomie au sens large » ? C’est bien entendu et en tout premier lieu la cuisine, la confection des (bons petits) plats, desserts compris. Mais ce n’est pas que ça, ce sont aussi les produits, les bons, de qualité, de saison et si possible locaux. Que seraient ces bons petits plats sans de bons vins pour les accompagner (toujours avec modération). Et pourquoi pas une bière, un cidre ou un poiré ? C’est illimité si on y réfléchit bien, le pain en fait partie, les confiseries et tous les produits manufacturés, de qualité s’entend. N’oublions pas le café et les spiritueux…

C’est tout cela la gastronomie, ma gastronomie. Donc à bientôt sur mon blog pour en parler…